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Naïve maison d'artistes

Transcriptions 2

Accentus - Accentus

Classique - 14/11/2006

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  1. 1.  L'hiver
  2. 2.  Litanei
  3. 3.  Le Champ des morts
  4. 4.  Scheiden und Meiden
  5. 5.  Im Treibhaus
  6. 6.  Grablied
  7. 7.  Der Wegweiser
  8. 8.  Nacht und Träume
  9. 9.  Die zwei blauen Augen
  10. 10.  Busslied
  11. 11.  An Babels Wasserflüssen
  12. 12.  Jerusalem
    • 13.  Des pas sur la neige
    • 14.  La Flûte enchantée
    • 15.  L'Indifférent
    • 16.  Si comme la lune
    • 17.  La lune paraît
    • 18.  Pavane de la Belle au bois dormant
    • 19.  Le Jardin féerique
  13. voir les 19 titres

Laurence Equilbey : "Notre premier disque de Transcriptions a été enregistré en 2000 à l’Arsenal de Metz. Six ans plus tard nous avons eu envie de réunir dans un nouvel album les créations réalisées au fil de nos concerts. Pour la plupart des œuvres enregistrées ici, nous avons été sollicités par les compositeurs-transcripteurs eux-mêmes. Il semble que de tout temps cette technique ait fasciné : défi compositionnel, formel, recherche sonore.. Flaubert n’ écrivait-il pas "la forme, c’est le fond qui remonte à la surface" ?

"Ainsi, ces nouvelles transcriptions ont été réalisées avec une grande rigueur par leurs auteurs: une grande partie d’entre elles sont de véritables orchestrations pour voix, "terme à terme". Beaucoup des œuvres présentées ici sont à l’origine des Lieder ou mélodies avec piano. Elles ont souvent été orchestrées à l’époque par les compositeurs eux-mêmes ou par d’autres (Berio a orchestré Scheiden und Meiden, Felix Mottl a orchestré Im Treibhaus,Max Reger a lui même orchestré de nombreux Lieder de Schubert). Ainsi ce type d’orchestration –dans ce cas, on peut également parler de transcription pour orchestre- était une technique courante au siècle dernier. L’originalité de cet enregistrement vient du fait que l’orchestre est ici composé de voix uniquement (cela implique une vraie réflexion sur les textures et les registres, la mise en texte des parties non chantées à l’origine etc..) L’œuvre est citée dans son intégralité, en tenant compte des orchestrations réalisées auparavant. "Ainsi ont été traitées les compositions de Mahler, Wagner, Schubert (Der Wegweiser), Ravel (Ronsard). Les mélodies avec orchestre appartiennent à cette même technique de transposition quasi parfaite : Ravel (l’étonnant Schéhérazade), Prokofiev (Le Champ des Morts). La plupart des œuvres transcrites ainsi a cappella sont remarquables: ce style était très développé à l’époque des compositions originales, la dimension orchestrale, abstraite parfois, des voix étaient parfaitement maîtrisée dans l’écriture d’alors. On se prend à rêver que les œuvres transcrites auraient pu être écrites directement ainsi. C’est notamment ce qui nous émeut dans les œuvres de Mahler, Wagner ou Ravel qui ont très peu écrit a cappella, contrairement à certains de leur contemporains. "Une deuxième catégorie de transcriptions présentes dans cet album, se distingue parmi les œuvres écrites à l’origine pour piano seul, ou orchestre seul. Une adaptation au nouvel instrument –ici le chœur- est rendue obligatoire. La mise en texte, l’écriture des pédales du piano (dans les pièces de Debussy et Scriabine notamment), la réduction de certaines figures musicales (dans Schubert, Nacht und Traüme, Vivaldi, l’Hiver, Ravel, Le Jardin Féérique, Bach, Drei Psalmlieder) demandent une réécriture très précise. Ici, les techniques de compositions sont savantes, passionnantes souvent, ne négligeant aucun aspect de l’œuvre originale, la restituant de la plus proche manière, dans ses effets parfois. Parmi ces œuvres, certaines datent de la période baroque ou classique, alors que l’interprétation a cappella connaissait une éclipse. "Nous nous sommes alors attachés à en styler le plus possible l’interprétation, afin que la transcription paraisse la plus naturelle possible, en adéquation avec l’époque de sa composition. Ainsi, Bach ou Schubert ont été enregistrés par des effectifs vocaux spécifiques, en conservant parfois la partie de piano originale (Schubert, Litanei). Vivaldi a été traité comme un motet du XVIIIe, avec basse continue. Je remercie ici tous les compositeurs et les interprètes de cet enregistrement pour leur rigueur, leur talent et leur engagement."
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