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Naïve maison d'artistes

Showroom of Compassion

CAKE - CAKE

pop-rock - 31/05/2011 - Digipak / papier recyclé - Code ean 3298498233117 - Prix AD070 - ref NV823311

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  1. 1.  FEDERAL FUNDING
  2. 2.  LONG TIME
  3. 3.  GO TO MOVE
  4. 4.  WHAT'S NOW IS NOW
  5. 5.  MUSTACHE MAN (WASTED)
  6. 6.  TEENAGE PREGNANCY
  7. 7.  SICK OF YOU
  8. 8.  EASY TO CRASH
  9. 9.  BOUND AWAY
  10. 10.  THE WINTER
  11. 11.  ITALIAN GUY
  12. 12.  titre bonus: THE FEDERAL FUNDING MARCH

A l’approche de son vingtième anniversaire, CAKE semble adhérer plus que jamais aux principes de ses débuts. Grâce à son tempérament...

A l’approche de son vingtième anniversaire, CAKE semble adhérer plus que jamais aux principes de ses débuts. Grâce à son tempérament autonome, à sa lucidité et sa créativité, ce groupe, né au début des années 90 en guise de réplique à une scène grunge perçue par ses membres simplement comme une autre forme de gros rock américain inintéressant, est devenu une institution, sans véritable équivalent et sans appartenance à une quelconque école. Non contents d’écrire, arranger, produire et interpréter leur musique, les membres de Cake se sont initiés aux techniques d’enregistrement dans leur propre studio. Ce dernier, construit récemment, fonctionne à l’énergie solaire et génère en fait plus d’énergie que nécessaire à son fonctionnement. Intégralement produit selon les principes du ‘Do It Yourself’, Showroom of Compassion, le nouvel album de CAKE, sortira sur le label du groupe, Upbeat Records. “Fort de toutes sortes de talents différents,” fait observer son membre fondateur, John McCrea, “ce groupe a adopté pour ce disque un mode de fonctionnement plus démocratique qui lui a permis de jouer un rôle décisionnaire au niveau de la production.” Et le bassiste Gabriel Nelson de surenchérir : “Cet album est le fruit d’une collaboration sans précédent dans l’histoire de Cake – quasiment toute la partie son a été gérée par nos soins, avec l’apprentissage technique que cela implique.” “Le fait d’avoir notre propre studio et de ne pas être soumis aux directives d’un label dispendieux, nous a permis d’apprécier pleinement la valeur d’un facteur très important: le temps,” ajoute le guitariste Xan McCurdy. “Chacun peut s’exprimer et être entendu, c’est ce qui nous fait grandir,” confie Vince DiFiore, l’un des autres membres fondateurs du groupe. “Cet album représente un groupe qui a créé ensemble sa propre histoire.” Au départ, le manque de puissance du son de CAKE a été mis sur le compte d’une certaine faiblesse, tandis que son goût pour d’autres ingrédients pas franchement rock a été pris pour de l’humour. Heureusement, des esprits plus perspicaces, comme le San Francisco Bay Guardian, ont souligné: “Avec CAKE pas question d’être confronté à toutes leurs angoisses,” tandis que pour le St. Louis Dispatch la musique de Cake se caractérisait "résolument par sa fraîcheur, surtout par rapport aux nombreuses formations actuelles cherchant désespérément à arborer l’étiquette ‘alternatif’.” Un exemplaire de la première démo de Cake est même parvenu jusqu’en France, où elle a été tout à fait comprise et bien reçue –comme le souligne malicieusement les Inrockuptibles: “Les dealers ne disent pas merci à CAKE.”
La musique de CAKE s’est épanouie dans cette Californie du Nord pas très glamour, terre de la country, des mariachi, du post punk et du rock, et elle est le reflet de cette diversité. Cette dernière l’amènera à se lancer dans plusieurs collaborations improbables, avec un brésilien aussi culte que Tom Ze et également un rappeur aussi illustre que Jay-Z, ou encore à être le seul groupe non apparenté à la scène country a avoir été choisi par Buck Owens, l’un de ses auteurs-compositeurs légendaires, pour jouer au Crystal Palace à Bakersfield, en Californie.
En tournée sans relâche depuis le début, Cake a parfois traversé les Etats-Unis trois ou quatre fois par an dans un Dogde sur le point de rendre l’âme et a failli à plusieurs reprises laisser sa peau sur les routes verglacées de la Nouvelle Angleterre. Peu à peu le public est devenu moins perplexe et de plus en plus réceptif. D’aucuns ont même commencé à se souvenir des chansons et à les fredonner."How Do You Afford Your Rock’n’Roll Lifestyle?”, titre extrait de leur premier album autoproduit, Motorcade of Generosity, a même fini par devenir un mini-tube sur les radios universitaires américaines. Cake décroche un contrat avec Capricorn Records, qui est alors un label indépendant. Les virées en moto en pleine nuit pour placarder des affiches énigmatiques concoctées par leur soin vont alors bientôt toucher à leur fin.
En 1996, CAKE sort Fashion Nugget, fort des tubes radios "TheDistance" et "I Will Survive.”
“De temps à autre,” s’exclame alors le Washington Times, “un groupe avec une vraie personnalité se glisse furtivement dans la playlist des radios rock.”
Ce deuxième album déborde en effet d’une sorte d’authenticité rafraîchissante sur une scène rock assez lourde et insipide.
Avec Prolonging the Magic, son troisième album, Cake signe son plus gros succès, "Never There", qui va entrer dans les classements de contrées aussi lointaines que le Brésil et la Turquie. Greg Brown, guitariste fondateur du groupe, est remplacé par une succession de musiciens d’appoint - Chuck Prophet (Green On Red), Tyler Pope (!!!), Jim Campilongo, Rusty Miller (Jackpot) et enfin Xan McCurdy (the Loved Ones), qui deviendra un membre permanent.
Avec Comfort Eagle, son quatrième opus, CAKE atteint les sommets dans les classements grâce notamment à “Skirt/Long Jacket”, “Love You Madly” et “Shadow Stabbing.” Alternative Press salue Comfort Eagle comme “infiniment plus intelligent, sournois et accrocheur que l’album vert de Weezer.”
Pressure Chief, le précédent album de CAKE, a été salué par la critique notamment pour la qualité de sa “Post-new wave aux textes intelligents” comme souligné dans le New York Times, tandis que le
Boston Globe surenchérit: “Après plus d’une décennie d’une rare créativité, CAKE n’a rien perdu de son inspiration” et que pour le
Los Angeles Times sa “musique défie les modèles pop simplets.”
Il y a plusieurs années, CAKE a lancé son “Unlimited Sunshine Tour” toujours avec le même objectif de privilégier la musique avant tout en se moquant des genres. Contre toute attente, le public s’est montré réceptif à cette philosophie et la tournée a embarqué une myriade d’artistes comme les Flaming Lips, De La Soul, Modest Mouse, Hackensaw Boys, Kinky, Charlie Louvin, The Detroit Cobras, Cheap Trick, Tegan and Sara et le très barré Eugene Mirman.
CAKE a maintenant hâte de monter une autre tournée réunissant une brochette d’artistes aussi disparates pour l’Unlimited Sunshine Tour 2011.
En restant fidèle à ses principes, sans renoncer pour autant à se lancer des défis sur le plan artistique et professionnel, CAKE est parvenu non seulement à survivre, mais aussi à évoluer. “Sion est encore là,” déclare McCrea, “c’est parce qu’on est toujours resté à l’écart des tendances. Nous les avons vues se développer et disparaître. Comme nous n’avons jamais été invités à la fête, nous n’en avons jamais été chassés non plus. Le monde dans lequel nous vivons est merveilleux et triste.”
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