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Naïve maison d'artistes

Pierre Perret

Pierre Perret

chanson française

Il est né le 9 juillet 1934 à Castelsarrasin, dans le Tarn et Garonne. Il passe la majeure partie de son enfance au “Café du Pont”, que tiennent...

Il est né le 9 juillet 1934 à Castelsarrasin, dans le Tarn et Garonne. Il passe la majeure partie de son enfance au “Café du Pont”, que tiennent ses parents, au bord du canal. Les clients sont des mariniers, des ouvriers de l’usine des métaux, des soldats de la caserne.

Autant de clients, venus des quatre coins de France, qui s’expriment dans un langage coloré. Pierre Perret, lui, observe, écoute et... retient. A 12 ans, il est souvent le partenaire au billard vert ou le serveur de Pastis pendant les tournois de Belote.

Son pensum journalier à l’époque : les leçons de solfège quotidiennes et les cours hebdomadaires de saxophone chez un vieux professeur de musique. A 14 ans, son certificat d’études. Entrée, trois mois plus tard, il fait son entrée au «Conservatoire de Toulouse». Il étudie dès lors à plein temps le solfège, le saxophone, la déclamation dramatique, la diction.

Il en sort à 19 ans avec un premier prix de saxophone, et un accessit de comédie. A l’âge de 18 ans, il va rencontrer Georges BRASSENS aux trois Baudets. Ils deviendront amis.

Durant ses études au Conservatoire, il fait la connaissance d’un vieux libraire Toulousain, Monsieur LABADIE, qui lui apprend à « LIRE » : HUGO, BALZAC, BEAUMARCHAIS, MOLIERE, les maximes de la ROCHEFOUCAULT et... Paul LEAUTAUD. Il a la chance, dans le même temps, d’être engagé au « GRENIER DE TOULOUSE », où il sera confronté pour la première fois à un public de théâtre. Il joue dans la « MEGERE APPRIVOISEE », « ROMEO et JULIETTE », etc... école profitable, et enrichissante...

A 19 ans, il « monte » à PARIS pour y faire son service militaire mais surtout pour y retrouver Georges BRASSENS et y effectuer sa première visite à Paul LEAUTAUD. Ce dernier (miracle !) le reçoit et lui ouvre sa bibliothèque. DIDEROT, VOLTAIRE, Paul-Louis COURIER, Ernest RENAN, Anatole FRANCE, STENDHAL, ou « le misanthrope » lui sont abondamment « EXPLIQUES » par le sauvage ermite de FONTENAY lui-même.

Venu à PARIS pour y faire son service militaire à la caserne Dupleix, il entre tout naturellement à la musique du Train. Mais il ne perd jamais le contact avec Paul LEAUTAUD, à qui il rend visite le plus souvent possible, à FONTENAY-AU-ROSES, et cela jusqu’à la mort de l’écrivain, en 1956. Période très constructive pour Pierre PERRET. Son champ de découvertes s’agrandit. Après LORCA, PREVERT et RILKE, il s’enthousiasme pour RIMBAUD, VERLAINE, ainsi que les poètes anciens, François VILLON, Agrippa d’AUBIGNE ou RONSARD.

Lors de son service militaire, et entre deux prises d’armes, il compose sa première chanson, inconnue du public « ROSETTE ». Il rencontre de plus en plus souvent Georges BRASSENS dont il admire les chansons. Il le suit et l’écoute presque tous les soirs dans les cabarets : « Le Vieux Colombier », « La Villa d’Este », « Les Trois Baudets »... Son attirance vers la chanson ne fera désormais que s’amplifier.

Revenu à la vie civile, il compose d’autres chansons et les propose à des interprètes connus... refus complets... premières déceptions. Il passe quelques rares auditions, dont l’une au théâtre des « TROIS BAUDETS ». Georges BRASSENS lui a écrit une lettre de recommandation qu’il ne montrera d’ailleurs à Jacques CANETTI qu’après avoir obtenu des félicitations de ce dernier. Boris VIAN l’encourage également à continuer. Il obtient un engagement à « LA COLOMBE ». Le premier soir où il chante devant le public de ce cabaret, l’impresario Emile HEBEY présent dans la salle devient son manager et lui fait enregistrer son premier disque. Première chanson mascotte : "MOI J’ATTENDS ADELE" . Prolifération des engagements dans les cabarets. Il est engagé par Lucien MORISSE (patron d’Europe 1 qui devient son ami) pour ses premiers « MUSICORAMA « à l’OLYMPIA . Accueil très chaleureux du public. Il est le seul français à « faire un tabac » dans un programme anglais avec les ROLLING STONES.

Puis interruption de deux ans. Pendant cette période, il compose 12 nouvelles chansons, et en 1960 attaque de nouveaux cabarets, mais professionnellement, trois années difficiles en espérant le succès. Il vient finalement en 1963 avec le « TORD BOYAUX » !!!... Le nom de Pierre PERRET n’est plus tout à fait inconnu. Fréquentes programmations dans les radios, premières télévisions, galas, etc... Critiques de presse très controversées. Mais Pierre PERRET fait confiance au public. Son secret : le travail. Suivent quelques chansons qui seront des « tubes », telles que « LA CORRIDA « , « L’IDOLE DES FEMMES » ... jusqu’aux fameuses « JOLIES COLONIES DE VACANCES « !!!
Viendront ensuite « TONTON CRISTOBAL », « CUISSE DE MOUCHE », « LES POSTIERES », « BLANCHE », « LES BAISERS » et beaucoup d’autres chansons à succès.

En 1969, Pierre PERRET fait une escapade cinématographique ! Il tourne son premier film « LES PATATES » sous la direction de Claude AUTANT-LARA. Puis un Western comique « LE JUGE » mise en scène par Jean GIRAULT. Il compose lui-même la musique des deux films.



Guitare en bandoulière, il repart sur les routes distiller de nouveaux refrains que le public reprend en choeur comme un seul homme: « QUAND LE SOLEIL ENTRE DANS MA MAISON « , « VIVE LE XV » , « FILLETTE LE BONHEUR C’EST TOUJOURS POUR DEMAIN « , « LA PORTE DE TA DOUCHE EST RESTEE ENTR’OUVERTE », « DEPECHE TOI MON AMOUR » en 1972; « LA CAGE AUX OISEAUX » , « OLGA », « C’EST AU MOIS D’AOUT » en 1973, « LE PLOMBIER », « C’EST BON C’EST BON » et ceci jusqu’au fameux « ZIZI » en 1974 qui pulvérise tous les records de vente en quelques mois.

Depuis, au fil des ans, se succèdent des chansons toujours Rabelaisiennes qui deviennent elles aussi populaires appelées: « ESTELLE », « C’EST L’PRINTEMPS », « Y A PAS D’MALAISE » etc... et les toujours tendres, « LILY », « MON P’TIT LOUP », « CELUI D’ALICE », « AMOUR, LIBERTE, VERITE », « JE SUIS LE VENT », « UN P’TIT CLEBARD », « LA TELE EN PANNE », « CINQUANTE GOSSES DANS L’ESCALIER », « L’HOPITAL », « FEMME SEULE », « ELLE ATTEND SON PETIT » etc...
Il a toujours célébré la FEMME dans ses chansons. Depuis « MOI, J’ATTENDS ADELE » en passant par « MIMI LA DOUCE » et « LILY », se sont succédés plus d’une centaine de titres qui ne sont autres que des prénoms de représentantes du beau sexe: IRENE, LA VEUVE, ANNA, LAETITIA, l’héroïne du RIZ PILE ou la FILLE AUX PETITS FRISSONS, ne seraient-elles pas après tout que les pièces d’un puzzle qui une fois assemblées n’auraient plus qu’un seul nom: REBECCA ?

De 1981 à 1992 trois albums auront vu le jour. Son inspiration toujours très éclectique lui fera écrire FEUILLE BLANCHE ou PAPYVOLE, VOIR, LA VEUVE, NOS AMIES LES BÊTES, RIZ PILE, PAS DE CHANSON AUJOURD’HUI ou encore CE SOIR C’EST LA FÊTE. Un compact disque édité en 1992 est fort bien accueilli, lui aussi, par les radios et le public, il contient 12 titres aussi divers que: BERCY MADELEINE, LA PETITE KURDE, REBECCA, LE TROPHEE, L’AMOUR AVEC LES YEUX ou LE CON DE QUELQU’UN, de véritables « joyaux ».

Pierre PERRET, écrivain, publie de son côté ADIEU MONSIEUR LEAUTAUD » (1972 Editions J.C. Lattés), le populaire et truculent « LE PETIT PERRET ILLUSTRE PAR L’EXEMPLE » qui fait la joie des petits et des grands amateurs d’humour ; on ne peut oublier en 1987 la sortie du best-seller « LE PETIT PERRET GOURMAND » et celle en 1989 de « LAISSEZ CHANTER LE PETIT » où il raconte ses débuts et sa carrière.

A la demande de Michel ROCARD, alors Premier Ministre, qui a tenu à lui remettre lui-même la Légion d’Honneur, il est entré au « Conseil Supérieur de la Langue Française » et à participé à cette fameuse « Réforme de l’Orthographe » (à laquelle il a consacré une chanson) très controversée en attendant, espère-t-il d’être appliquée. En 1999, à la demande de Michel ROCARD et sous la présidence de Bernard QUEMADA, on lui a demandé de continuer sa participation au conseil au terme de la dixième année, dont la passation de pouvoir est revenue à Yves Berger.

Son ami Georges LACROIX, l’un des dirigeants de l’atelier « FANTÔME « (qui fabrique à l’ordinateur de superbes dessins animés en 3D), lui a demandé de « Réécrire » en langage coloré, 50 des plus fameuses fables de Monsieur Jean de la Fontaine. Enorme succès sur les télés françaises.
Plus de dix pays aujourd’hui en ont acquis les droits.
Pierre a enregistré dans la foulée des chansons forgées à partir de ces textes qui font l’objet de CD.



Le « PERRET ILLUSTRE PAR L’EXEMPLE » remis à jour en 1991 est aujourd’hui un best-seller qui a dépassé les six cent mille exemplaires. Les Editions Plon ont publié depuis les textes de ses chansons, « CHANSONS DE TOUTE UNE VIE » (1993), « JURONS, GROS MOTS ET AUTRES NOMS D’OISEAUX » (1994) ainsi que « les grandes pointures de l’histoire » et une « ANTHOLOGIE DE LA POESIE EROTIQUE » (chez Nil Editions - 1995). Il a publié « LA CUISINE DE MA FEMME » (octobre 1996) qui obtient (encore !) un beau succès auprès des gourmets.

Une « Intégrale » (non totalement intégrale hélas !) de ses chansons a été publiée en 9 CD en 1994 (une plus complète sortira vers 2002 - 2003).

Des écoles publiques portent aujourd’hui le nom de Pierre PERRET : à « Valence d’ Agen » située dans la rue qui porte aussi son nom, à « Rives » (près de Grenoble), à « La Ménitré » (près d’Angers), à « Chalette sur Loing » (près d’Orléans), à « Ans » (près de Liège), en Belgique, une école primaire et maternelle de 650 élèves et dernièrement à « La Chaize le Vicomte « . Le centre de loisirs « D’Ergué Gabéric » (près de Quimper) et le foyer socio-éducatif de « Châteauroux ».
Des chansons telles que « MON P’TIT LOUP », « LA CAGE AUX OISEAUX » ou « LILY » font même partie des programmes scolaires dans de nombreuses écoles publiques actuellement.

Pour allonger la liste de tous ces honneurs inattendus, il se voit décerner le Grand Prix de la Sacem 1996.

Son récital au Casino de Paris (Novembre 1996) n’a fait que confirmer l’énorme succès de son CD : « CHANSONS EROTICOQUINES » qui a déjà valu trois disques d’or au cours de l’année 96.

Il a écrit la préface d’un ouvrage que Marc ROBINE vient de publier sur son ami Jacques BREL. Il a aussi rédigé, la préface d’un choix de pages du journal de Paul LEAUTAUD que viennent de publier les Editions Gallimard.

Son album, « la bête est revenue », qui défend les valeurs de la tolérance, combat tous les intégrismes, le fascisme et la xénophobie. Il n’en est pas moins drôle, tendre et reçoit un accueil des plus enthousiaste de la presse unanime (excepté l’extrême droite fort heureusement !)... et du public !

Un gros ouvrage sur la Langue Française, représentant quelques années de recherches et d’enquêtes est sorti en octobre 2002.

En cette même année 2002, il a sorti un nouvel album intitulé « çui-là », avec toujours ce mélange de tendresse et drôlerie qui le caractérise tant.

C’est en 2003, que nous avons eu le bonheur de le revoir sur scène au casino de Paris, pour découvrir ses dernières chansons mais aussi retrouver nos repères dans son répertoire de chansons carrément « vioques » dont on continue à boire les paroles.

C’est à Nangis, dans sa maison, qu’il vit près de sa femme Rebecca. Il adore faire la cuisine. Il a un penchant très net pour la gastronomie de « bonne femme » et apporte des soins religieux aux bouteilles millésimées de sa cave et à la confection de petits plats réservés à la famille et aux amis.

Les heureux moments qu’il savoure à l’avance : partir en voyage avec les siens, préparer ses cannes pour aller pécher le saumon et courir les bois pour y cueillir les champignons. Il s’occupe aussi de ses animaux et notamment de ses chiens avec lesquels il fait de longues randonnées dans la campagne environnante.

Il affectionne particulièrement les meubles anciens, la peinture, les objets insolites ramenés de nombreux voyages à l’étranger, les machines à sous, les vielles machines à coudre, les journaux anciens, les manuscrits d’auteurs qui lui sont chers etc...

Sa recette de réussite : 99% de travail, additionné au dernier pour cent de talent!

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Lily

composé par Pierre Perret

Pierre Perret - Pierre Perret

chanson française - 18/05/2015

La compilation "Mes Femmes" de Pierre Perret est disponible depuis le 18/05/2015. 

 « Les trois-quarts de mes presque cinq cents chansons ne sont que des portraits de femmes. De Lily à La Corinne en passant par la Madeleine des stations de métro, leur diversité est incontournable. Rebelles, possessives, jalouses, courageuses, séductrices, menteuses, provocantes ou amoureuses, elles ne sont jamais soumises. J’ai essayé de dépeindre celles qui s’assument, qui se battent, celles qui ne baissent jamais les yeux. Ni les bras. Bref celles qui ont toujours été mes préférées. Je vous en présente quarante. Cela vous suffira-t-il pour avoir un « aperçu » » Pierre Perret

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